Description

Bioalimentaire de la Chaudière-Appalaches

Le secteur bioalimentaire de la Chaudière-Appalaches est reconnu pour sa proactivité et son apport à l’économie régionale. Avec ses 5 400 entreprises agricoles et ses quelque 160 entreprises en transformation alimentaire, la région occupe le deuxième rang provincial pour l’importance de son secteur bioalimentaire. Selon le Profil régional de l’industrie bioalimentaire (estimations pour 2011), 33 400 emplois dépendent directement de l’industrie bioalimentaire régionale pour une population de 400 000 habitants.

Le secteur bioalimentaire, c’est quoi?

cochons

Crédit: Étienne Boucher, MAPAQ.

Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), le secteur bioalimentaire regroupe les six secteurs suivants :

  • Production agricole ;
  • Pêches commerciales ;
  • Transformation des aliments, des boissons et du tabac ;
  • Commerce de gros ;
  • Commerce de détail ;
  • Restauration.

Les particularités de la Chaudière-Appalaches

marcher

Crédit: Philippe Caron.

La production agricole est fortement ancrée dans la région. Les productions de masse (c’est-à-dire destinées aux grands marchés) sont très présentes. Les productions laitière et porcine dominent encore les revenus associés aux productions agricoles, mais sont complétées par les productions avicole, bovine et acéricole. Toutefois, la diversification est de plus en plus présente dans la région. Tant les modes (agriculture biologique) que le type de production (bisons, cheval, lapin, caille, etc.) sont en constante évolution.

Quant à la transformation alimentaire, l’abattage, la préparation des viandes, la pâtisserie, les produits laitiers et les croustilles figurent parmi les plus grands volumes de livraison. Une grande partie de la production régionale est exportée à l’extérieur de la région et même du Québec.

De nombreuses entreprises comptent également sur la mise en marché en circuits courts pour rencontrer la demande de plus en plus forte des consommateurs à des produits de proximité. Le réseau des ARRÊTS gourmands ou les marchés publics sont deux exemples parmi d’autres d’initiatives en circuits courts. Les différents canaux développés depuis des années façonnent les territoires de la région pour lui donner ses couleurs et ses saveurs distinctives.

Atelier de découpe Transformation

Crédit: TACA

 

La Chaudière-Appalaches en quelques lignes

La Chaudière-Appalaches est une jeune région administrative qui a fêté son vingtième anniversaire en 2009. La région est bordée au nord par le fleuve Saint-Laurent, au sud par la frontière américaine, à l’est par le Bas-Saint-Laurent et à l’ouest par le Centre-du-Québec et l’Estrie. À la fois dans les Basses-terres du Saint-Laurent et les Appalaches, la région regroupe des réalités qui sont extrêmement différentes d’un territoire à un autre.

 

 

La Chaudière-Appalaches au cœur du développement du secteur agroalimentaire québécois

regionAu nombre des territoires historiques, rappelons que la Seigneurie de Lauzon (dont le centre est l’actuelle ville de Lévis aujourd’hui) a vu les premiers colons s’installer sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent. Les territoires de Bellechasse, de Lotbinière, de la Côte-du-Sud (Montmagny et L’Islet) ont été développés par les premiers colons, surtout près du littoral. Remontant la rivière Chaudière, d’autres aventureux ont fondé les premières villes de la Beauce (MRC de La Nouvelle-Beauce, Robert-Cliche et Beauce-Sartigan) et se sont rendus dans Les Appalaches jusqu’à Thetford Mines. Finalement, d’autres colons ont remonté jusqu’à la frontière américaine, empruntant les rivières et les voies navigables pour coloniser le sud du territoire, dans Les Etchemins entre autres. L’agriculture de subsistance et la forêt ont été au cœur du mode de vie pendant plusieurs centaines d’années dans la région. Au vingtième siècle, l’industrie bioalimentaire s’est organisée afin de devenir un fleuron de notre économie, implanté partout sur notre territoire.

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