Agroenvironnement: cultures de couverture

Par Mélanie Dionne, agronome

Les cultures de couverture et leurs bienfaits !

Dans les dernières années, on a vu apparaitre des champs avec de belles fleurs jaunes à l’automne. Des mélanges de cultures de couverture qui contiennent entre autres de la moutarde et du radis peuvent être intéressants à implanter à l’automne, après la récolte d’une céréale. Une multitude de mélanges de cultures de couverture est disponible sur le marché, il suffit de choisir en fonction de ce que la plante peut offrir.  

Les cultures de couverture peuvent jouer plusieurs rôles bénéfiques, en voici quelques-uns :

  • Augmenter la couverture des sols à l’automneet ainsi diminuer les risques d’érosion hivernale et printanière. 
  • Améliorer la structure du sol grâce aux racines.
  • Fournir de la nourriture pour les microorganismes du sol.
  • Enrichir le sol pour la culture suivante.
  • Compétitionner l’espace sol avec les mauvaises herbes.
  • Production de biomasse utile à la fertilisation des cultures suivantes.
  • Améliorer la portance de la machinerie à l’automne.
  • Diversifier la rotation de culture avec des familles de plantes différentes.

Je pourrais continuer longtemps à énumérer les bienfaits, mais j’aimerais m’attarder sur un bienfait qui est difficile à chiffrer, soit la santé globale du sol. Un sol en excellente santé, c’est-à-dire qui a une belle structure, une vie biologique active, un bon taux de matière organique, est très rentable pour une entreprise sur le plan financier et environnemental. En effet, plus on nourrit le sol avec de la biomasse végétale (des racines ou la partie de la plante aérienne), plus ce même sol va contribuer à nourrir les cultures en place. Le but est donc de faire plus avec moins.

En plus de tous ces avantages agroenvironnementaux, les cultures de couverture contribuent également à améliorer le paysage agricole. De beaux champs verts jusqu’à tard à l’automne ou encore avec de belles fleurs colorées, ça fait jaser !

La rédaction et la diffusion de cet article est rendue possible grâce au soutien du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

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